Pensées personnelles sur la langue française et les "moeurs" de notre société contemporaine

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J'aime me perdre dans ce temple caressé par la lumière , l'antichambre œcuménique de la connaissance : les mots, la langue française qui en sont les piliers fondateurs.
Je me plais à visiter avec une impudique curiosité l'intimité de ces termes peu usités ou inhumés dans la nécropole de la désuétude. Il recèle quantité de nourritures pour l'esprit soucieux de se repaître de connaissance et de grandiloquence sans craindre de connaître quelconques borborygmes.

Ma position n'engage que moi , mais j'estime que notre langue floribonde au demeurant s'appauvrit dans une languissante indifférence. les bourreaux de cette turpitude... la pléthore d'anglicismes en premier lieu, le contexte socio culturel, les médias qui conditionne inconsciemment les esprits nourris par cette insipide pollution. J'envisage les mots comme les trésors de sonorités polysémiques, une source intarissable et lyrique dans laquelle se noie nos cordes vocales , un auto portrait de l'âme humaine, un instrument de communication plurivoque. Hors notre époque dispose d'un large éventail de moyens technologiques qui favorisent de fait l'avènement de nouveaux modes de communication : internet, téléphones portable etc...réduisant de façon notable la sensation de distance entre les peuples séparés par des barrières culturelles ou des kilomètres.Cette donnée irréfragable montre néanmoins une facette qui relève de l'observation et non d'une simple opinion. Je prendrai ainsi l'exemple de ce que le vulgum pecus appelle "les textos", "les sms" et la liste n'est pas exhaustive, les jeunes et autres jouvenceaux s'accoutument à écrire avec des mots estropiés, amputés de leur écriture initiale, ce phénomène se constate notamment sur les chat. Que dire de la médiocrité des moeurs actuels, à l'irrespect prisé, à la liberté apparente, à l'indigence, à l'indifférence, à l'égoïsme érigé consciemment ou pas chez la plupart des individus.
je ne peux refouler ma propension à vouloir avidement rechercher la quête de perfection dans ce sujet qui pour ma personne ne connaît pas d'ambiguïté, je parle du langage, mais aussi de l'écriture en général.
Garant de cette volonté indicible, les parangons illustres du 17eme siècle de feu Molière déployait avec une fougue brillante un verbe flirtant avec la perfection. Une telle vivacité d'esprit, une façon de parler qui plus est dans une langue fournie, opulente aussi avenante pour les oreilles que pour les yeux... eh bien, il n'en reste que des bribes aujourd'hui, le reflet de notre époque médiocre si je me laissais aller à des considérations péjoratives... J'aimerai toutefois décanter les idées de la multitude pour qu'il puisse dessiller les yeux. Je ne puis assurément cautionner la trivialité et l'hypocrisie ambiante dans laquelle notre société actuelle se complaît! l'hégémonie de la vulgarité, du mépris de l'autre atteint objectivement son apogée depuis déjà bien longtemps, le vent de la contestation maculent la France dans un épanchement de violence accru , l'acédie et la perte de valeurs, une moralité lancinante et haletante. Les régents de ce beau royaume : les béotiens qui en sont les vrais sommités... à l'instar de ces "célébrités" médiatiques qui peuvent se targuer de récolter des biens de nature pécuniaires faramineux ainsi que l'idolâtrie des badauds exacerbée, attisée par la radio et la télévision.
Leurs mauvaises influences ainsi que celle relayée par la masse média se répandent parfois comme la peste , un exemple me parle, je ne citerai pas ces programmes avilissant et déliquescents, (big brother pour le nommer) mais de certains chanteurs ou chanteuses (dont je tairais le nom, car mon désir n'est pas de m'attirer les foudres d'autrui) qui expectorent un margouillis inextricable de propos parfois issus de leurs esprits chaotiques, ce qui me parait le plus préjudiciable c'est que les jeunes au demeurant malléable reprennent en coeur ses termes peu choisis inventés , remodelés, désossés et les intègrent sans s'en rendre compte dans leur vocabulaire. Je conçois bien volontiers que le souhait d'un jeune de s'extirper du joug et de l'autorité de ses parents et enseignants épouse des fondements légitimes , je déplore toutefois que cela passe par cette extrémité, il en est de même pour les vêtements dispendieux avec lesquels pareillement sont affublés. Moyen d'exister parmi les siens et de se créer une identité par l'entremise de la mode vestimentaire, la conjoncture familiale constitue également une forme de précarité morale chez certains jeunes qui envoient ad pâtres la définition pratique des mots valeurs, principes dont leurs sens est chez eux galvaudé, les moeurs faméliques ne peuvent à fortiori favoriser sainement un développement interne et approfondi de l'enfant. Dans un monde ou la globalisation est en marche ou les humains ne valent pas mieux que des marchandises et ou l'argent est roi, ou la morale tronquée est subordonné aux intérêts personnels, ou l'on est dévolu à l'égoïsme, baignant dans notre quotidien impie et à notre façon de vivre pré écrite pour la plupart. cette vision aux traits scabreux dépeint de manière véhémente ce que je ressens, je ne cherche en aucune façon à morigéner qui que ce soit (si ce n'est ceux qui cherchent à assujettir notre intelligence bafouée au quotidien) .

Cette longue digression me fait prendre quelques sentiers alambiqués pour revenir à notre sujet initiale à savoir le langage et plus spécialement le langage suranné, car oui d'un point de vue linguistique, nous devons beaucoup à la langue précieuse ou l'on aimé le raffinement , l'élégance du mot et la noblesse d'esprit. nous parlons s'en nous rendre compte en terme précieux, ainsi le mot s'encanailler provient directement des salonnières à l'instar de pommade ou encore bravoure. Toutefois, la plupart d'entre eux à connu le destin tragique de tomber dans les limbes funestes de l'oubli , je m'insurge devant cette inexorable et inéluctable fatalité , car il ne tient qu'a chacun d'entre nous de réhabiliter ces mots , essence même de notre culture et de notre histoire collective. Je ne suis pour autant , pas un chirurgien du mot ni même un thaumaturge comme le roi feu Louis XIV. Mais parfois j'aime laisser transpirer ce qu'il y'a dans mon esprit ou dans mon coeur pour faire naître des écrits qui auront l'empreinte de mon âme.
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Mis à jour ( Mardi, 21 Décembre 2010 14:28 )  
Auteur de cet article : Gabriel Vangest