Il y a des choses qu’on n’aborde pas…souvent. Et qui me posent problème…
I. Le monde est-il un rêve ?
C’est la première des choses que je me demande. Le monde est-il un rêve. Rien ne prouve le contraire. Le monde est la perception de chacun, perception qui varie au niveau des sens. Donc pour chacun, le monde est différent. A partir de là, si l’on remet en cause l’intégrité du monde, jusqu’où peut-on aller ? Si le monde est différent pour chacun, c’est qu’il y a plusieurs mondes. Et s’il y a plusieurs mondes, peut-on on percevoir plusieurs à la fois ? Mais surtout, s’il y en a plusieurs, c’est que le monde n’existe pas. Et si le monde n’existe pas, c’est qu’il n’est qu’un rêve.
A moins que nous prenions la chose à l’inverse : qu’est-ce qu’un rêve ? C’est quelque chose qui n’est pas réel, quelque chose que l’on imagine. Et pourtant, quand on le vit, on le voit bien réel. Et ce rêve, qui est un produit de l’imagination, est alors bien réel, car l’imagination est bien réelle. Ce qui nous amène à penser que les rêves sont réels. Dans le même sens, si les rêves alors irréels deviennent réels, et bien quand est-il des choses que nous croyions réelles ? Elles pourraient tous aussi bien devenir irréelles. Le monde étant une chose que nous croyions réelle, et bien il deviendrait lui aussi irréel ; il deviendrait un rêve.
Dès ce moment, le monde est un rêve, et le rêve est un monde.
II. Le « monde qui est un rêve », et le « rêve qui est le monde » existent-ils seulement ?
La deuxième chose qu’il convient de se poser, c’est de savoir si ce monde qui est un rêve et ce rêve qui est un monde existent-ils seulement. Adoptons l’optique suivante : nous sommes en France, dans une ville. La France est un pays de la Terre. La Terre est une planète qui appartient à l’espace. L’espace, c’est l’Univers. Selon les scientifiques, l’Univers serait limité. Acceptons de croire cette théorie. Mais s’il est limité, c’est qu’il existe une limite. Or, une limite, c’est un point, un trait, enfin quelque chose qui sépare deux autres choses. Ainsi donc, nous avons donc d’un côté l’Univers, et de l’autre…autre chose. Or, cette autre chose, c’est rien. Il est inconcevable d’admettre que quelque chose ne puisse être rien, donc rien est quelque chose, donc rien n’existe pas. Autrement dit, tout existe, tout est infini.
Le problème de l’infinité, c’est qu’on ne peut pas la mesurer. Le concept d’ « infini » est difficilement envisageable. Si quelque chose est infini, alors le rien, qui est quelque chose, rappelons-le, est infini également. Or, si rien est infini, cela signifie que tout est rien. Si tout est rien, rien n’existe. Si rien n’existe, nous n’existons pas.
Nous en revenons donc à la source du problème : le monde est un rêve, et le rêve est un monde. Et pourquoi cela ? Précisément parce-que nous l’avons démontré avec notre perception. Or, si nous n’existons pas, il n’existe pas non plus de perception. S’il n’existe pas de perception, il n’existe ni de monde, ni de rêve. Et s’il n’existe ni de monde ni de rêve, et bien, il n’existe pas non plus de problème.
Il n’y a jamais eu de problèmes. Il n’y a pas de problème.









