Tout le monde peut-il écrire

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Essai N°1

(Titre provisoire)

Tout le monde peut-il écrire ?

Ymer.P

Préface

Ne vous-êtes vous jamais posé la question de savoir, si vous étiez capable d'écrire un livre? Je suis persuadé que nous sommes un bon nombre d'individus en France à nous être un jour posé cette question, tentés que nous étions de vouloir soit laisser une trace écrite derrière nous, soit mesurer notre capacité à rassembler divers éléments de notre passé ou simplement tester notre esprit, notre imagination, transmettre un message.

Vous l'avez déjà compris, je suis de ceux là et j'ai décidé de me lancer aujourd'hui passé le demi-siècle de ma vie, dans cette aventure.

Je vais donc tester l'exercice en votre compagnie si vous acceptez d'aller au-delà de ces dernières lignes.

Que ceux qui veulent tenter l'expérience avec moi mettent en parallèle de mes idées leurs propres expériences, afin de voir si nous pourrions ensemble devenir écrivains d'un jour ou les plus ennuyeux des scribes que le XXIème siècle ait porté.

A vos plumes donc! Et pour ceux qui vont décrocher dès le début ou en cours de route (si ce n'est déjà le cas), merci d'avoir lu au moins ces quelques lignes, cela prouve déjà que vous devez avoir envie d'écrire et que vous ne savez pas par ou commencer, ne désespérez pas de trouver un bon guide.

Quel sera donc notre style? Réalité, fiction, technique, ésotérique....cherchons notre voie ensemble.

Ah oui ! Excusez-moi par avance des suites malheureuses ou autres séquelles que cela pourrait engendrer sur vos esprits (ici mes fils écriraient lol ou mdr..).

Dernière chose, tout point commun avec des évènements réels ou des individus de « ma » réalité, serait forcément volontaire de ma part, puisque j'en serai souvent le sujet principal et que par delà ma propre personne, j'entraînerai probablement quelques amis, collègues et bien sur membres de ma famille, dans ma tentative de scribouillard amateur.

Ah oui! Ma méthode!

Je n’en n’ai pas. (Logique je n’ai jamais écrit)

Alors je vais tester plusieurs pistes tout au long de mon ouvrage, l'on verra bien ce que l'on en tirera. Après tout l'idée principale est de savoir si oui ou non cet art est ouvert à tous ou seulement à quelques initiés non ! il faudra donc bien essayer par ci par là de trouver la bonne inspiration, la bonne idée.

C'est bon? Vous suivez, alors à tout de suite................

Ymer.P

Dédicace

Petite dédicace en clin d’œil à mon petit frère Didier, qui a déjà tenté et réalisé avec succès cette aventure de l'écriture, bravo p'tit frère tu as fais preuve d'une belle imagination et surtout tu es allé au bout de tes rêves.

A mon fiston Jo qui se lance aussi dans celle-ci et qui réussira sûrement mieux que son papa.

A mon épouse, amour de ma vie, mère de mes enfants, qui va devoir me supporter pendant cette période de concentration, exercice difficile pour moi, dont je n'ai aucune idée sur la durée et qui peut me rendre grognon de temps en temps.

A nos quatre enfants source d'inspiration et souffle de ma vie auxquels je n'ai jamais vraiment su faire comprendre qu'ils étaient avec leur mère les éléments les plus précieux de ma petite vie.

A ma petite fille Laly, prolongement de notre existence.

A mes autres frères et sœurs qui, chacun et chacune à leur façon, sont une partie de mon « moi » intérieur, un peu comme ces pierres angulaires d'un édifice qu'on érige petit à petit.

A mes parents bien sûr, les premiers « maçons » de celui-ci, qui, je l'espère, ne regretterons pas d'avoir mis au monde ce « monstre » d'égoïsme que je peux être parfois quand je m'enferme dans mon microcosme à moi et m'exprime quelque fois avec un pragmatisme qui peut paraître de la froideur.

Et enfin à l'ensemble des autres membres de ma famille, qui ont forcément eu une incidence à un moment ou à un autre de mon existence.

Je vous aime!

A mes amis aussi, s'ils y en a qui me considèrent comme tel, à mes collègues auxquels je promets de ne pas employer dans mes pages les termes tels que « paradigme » ou « dichotomie » pour me faire mousser devant un parterre de notables (ils comprendront).

Bon! C’est bien de décider de se lancer dans une aventure si délicate que la rédaction d'un livre ou même d'un simple recueil, mais encore faut-il passer le stade de la dédicace n'est-ce pas?

 

 

Chapitre I

 

Piste 1: Essai sur des morceaux de ma vie privée

 

Pourrait-elle être sujet d'écriture?

 

Il me faut bien commencer en essayant par-là, la première tentation de nombreux auteurs ne serait-elle pas d’essayer une autobiographie? Puisque notre vie doit être, à mon sens, logiquement un sujet que l'on serait sensé connaître assez bien non?

Mais que pourrais-je raconter sur ma vie? N'étant pas une personnalité connue de ces deux siècles sur lesquels je ne fais que passer très brièvement et discrètement. Ni homme politique (et c'est tant mieux), ni héros, ni même un de ces antihéros qui parfois marquent leur temps de façon complètement involontaire, ni acteur ou autre V.I.P dont les magazines font leurs choux gras et pas plus provocateur que çà.

De fait, je ne sais pas trop si cette voie serait la bonne pour commencer.

Mais bon! Nous sommes là pour tester alors testons....D'abord dans l'ordre chronologique. Voyons ce que cela donne....

 

22 Mars 1960 ma naissance.

Hum! Délicat sujet! Qui peut raconter sa venue au monde? Et surtout faire de cet épisode un passage intéressant pour un lecteur potentiel?

Comment me souviendrais-je de ma naissance, de ma sortie de cet endroit que nous imaginons chaud, protecteur mais un peu étriqué, le ventre de notre maman. Comment pourrai-je un instant imaginer ma première sortie, probablement peu triomphale, de cette « antre » remplie de matières liquides et gluantes, suivi de ce brusque contact avec l'air frais de l'extérieur, sur le visage tout d'abords (pour peu que je sois né de façon normale, le nez avant les fesses) puis dans mes poumons, de façon douloureuse après ma première inspiration, accidentelle d'ailleurs, sous le coup d'une fessée même pas méritée (déjà un sentiment d'injustice?) mais salvatrice.

Puis mes premiers cris qui brisent mes propres oreilles et m'effraient encore plus, en appelant d'autres avant que je ne comprenne que j'en suis à l'origine.

Et enfin ce retour sur le sein maternel pour retrouver un peu de cette chaleur dont je pleurais la perte quelques instants plus tôt, rassuré d'entendre à nouveau ce petit tam-tam d'un cœur qui ne cessera de battre pour moi depuis ce jour, comme à l'intérieur mais moins audible.

Puis les premières crampes d'estomac, cette envie irrésistible de téter et les premières gorgées que j'imagine salées, de ce nectar dont je me rassasie pour finalement m'endormir de nouveau bien au chaud, protéger dans les bras de cette femme qui sera la première que je viens de faire souffrir (oui là je me vante un peu).

Et puis Non! Je crois que c'est une mauvaise option que cette première piste, aucun d'entre nous ne pourrait raconter ce passage à la vie en connaissance de cause, à moins que.... Non! Définitivement non!

Continuons le voyage dans le temps à grand pas et éloignons-nous de cette pièce, endroit dont je n'ai d'ailleurs pas un seul souvenir. Je n'apprendrais que bien plus tard, qu'il s'agissait de la chambre de ma Grand-mère maternelle dans la petite commune Normande de Oissel.

Retrouvons-nous bien après ce 22 mars, allons jusqu'à ce flash mémoriel ou je me vois dans les bras d'une femme affolée, je ressens une grande émotion, un climat lourd, de la peur, de la tristesse. Cette femme c’est ma mère qui pleure me semble-t-il en montant dans une cage d'escalier et qui entre dans un appartement avec son fardeau dans les bras. Là se trouve une autre femme!!!

Je ne vois pas la suite que s'est-il passé ce jour là? Je crois que jamais je ne le saurai, mais pourtant il me semble aujourd'hui qu'une telle émotion, un tel désespoir ne peut survenir que suite à la perte d'un être cher et je ne vois qu'un événement dans cette période qui pouvait avoir généré un tel séisme émotionnel, au point que ma mère me le transmette involontairement malgré mon jeune âge, 1962, la plus triste des nouvelle dans une période noire, la guerre d'Algérie, ce frère qui ne lui reviendra pas, cet oncle que je ne connaîtrais que par les souvenirs de mes parents et grands parents. Est-ce possible que cet événement ait pu me marquer si jeune? Je ne sais pas, jamais je n'ai posé la question à la principale intéressée et jamais je ne lui poserai pour ne pas risquer de réveiller cette blessure à l'âme.

Cette question étant condamnée à rester sans réponse, mieux vaut avancer un peu plus dans cette démarche de mémoire, retrouvons nous bien après cet épisode. Poursuivons l'exploration pour voir si l'on peu écrire quelques lignes dignes d’intérêt sur cette petite vie qui fut la mienne. Peut-être qu'au détour des souvenirs vais-je trouver une expérience à narrer.

Traînons donc encore un peu dans les sixties.

Voyons, qu'aurais-je pu consigner dans un journal intime ? Pour peu que j'en aie tenu un.

Tiens les années scolaires, visionnons ces épisodes de la série « Rémy va à l’école ».

Humm mm. Dure la concentration….

 

… Ah ! enfin des images!  Un peu floues cela dit.... Humm mm... Patience…Une petite mise au point…. cadrage..........! (on se croirait au cinéma, c’est cool non… ?)

 

….C’est bon !.. Je me souviens d’une période, j’y entre….

......C’est l'âge de l'école maternelle.

 

Bizarrement ou non, j'ai le fort sentiment d'être incompris des adultes qui m’entourent, je me rappelle bien maintenant cet environnement, ces choses, ces comportements qui me dépassent, où je me sens en décalage, comme un observateur de ma propre vie au milieu de tous ces gens, enfants sans intérêt aux jeux idiots, adultes qui ne comprennent rien à mes désirs. Tout cela ne me semble vraiment pas engageant...

Sauf peut-être...  une petite lumière... un sentiment de chaleur qui me saisit soudain!

Je me souviens bien maintenant, cette lumière c'est une petite camarade dont (je crois) je suis amoureux (amour à sens unique malheureusement). Surprenant, c'est très net dans mon esprit maintenant, comme si j'y étais encore. Je me souviens de son visage etmême de son prénom, Isabelle, de ses longs cheveux blonds, ces beaux yeux clairs.

A l’origine de ces sentiments, une vraie histoire d'aventure romanesque.

Le point de départ était ce jour où faite prisonnière par moi et d'autre de mes camarades (nous étions les terreurs de la cour de récréation et des bacs à sable), j'ai dû faire semblant d'être son gardien pour mieux pouvoir la libérer, sans même recevoir un baiser de remerciement!, malgré mon courage et ma traîtrise envers mes compagnons d'armes du moment.

Une autre fois aussi, le jour de la galette des rois, je l'ai choisie comme ma reine d'un jour, mais toujours visiblement sans éveiller d'intérêt sur ma passion pour elle? Moi le un héros qui l'avait sauvée elle ma Princesse, des mains de ses ravisseurs, dont il est vrai j'avais fait parti, peut-être y avait-il là la cause de son dédain ?

Pourtant, je ne me rappelle pas avoir été un garçon des plus courageux, fallait-il qu'elle m'ait vraiment envoûté! pour que je trompe mes amis. De mémoire de guerrier, d'autres qu'elle avait eu moins de chance, car auparavant j'avais participé à d'autres raids et captures d'innocentes victimes ainsi qu'à leurs tourments de captives, que nos jeux d'enfants rendaient parfois terribles et qui ont peut-être généré de désagréables souvenirs que je préférerais ne pas avoir à lire un jour sur des essais d’écriture comme celui que nous tentons.

Peut-être sont-ce d'ailleurs ces actes qui m'ont valu une mémorable fessée publique dont je me souviens encore, donnée par Madame la Directrice en personne, dans la salle centrale de l'école. On avait du me « balancer » c'est sûr, du moins je ne me souviens d'aucune autre raison qui m'aurait valu un tel traitement infamant.

Brrr… ! Passons…. ce souvenir...

Et poussons un peu plus loin dans l’espace temps, à quelques années de là.

La grande école des garçons, et oui ici pas de mixité, que de jeunes mâles lâchés lors des récréations comme dans une arène, prêts à en découdre d’égo à égo et à en venir aux mains à tout moment.

La première année tout va bien, une certaine facilité dans les « études », classé premier, puis quatrième après une interruption pour cause d'opération chirurgicale, pas trop mal comme bilan non?

Mais les années suivantes commencent une rapide et irrésistible descente. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris cette chute, ou cette course, vers les dernières places des classements au fur et à mesure des passages de classes, jusqu'à finir dans les derniers à ma grande honte, enfin surtout celle de mes parents. Honte accentuée par l'arrivée de mon petit frère dans l'établissement. Un petit frère que je défendais à coup de poing et de pieds contre des adversaires pourtant souvent plus âgés que moi. Mais qui contribuait malgré lui à ma honte, surtout quand le Directeur m'emmenait dans sa classe pour me citer en (mauvais) exemple devant ce petit frère doué et travailleur. Je devais vraiment être nul mais rien n'y faisait le mécanisme de mon petit cerveau si brillant dans ses débuts, semblait bel et bien enrayé.

Pourtant, quelque chose clochait dans ce tableau, car paradoxalement il me semblait que les autres étaient des gamins immatures, que je comprenais tout mais ne restituais rien. Pourquoi cette faillite intellectuelle soudaine et incompréhensible?

Dans la même période cette impression d'impuissance, de nullité et paradoxalement cette drôle de sensation de posséder au fond de moi une force immense tant physique qu’intellectuelle, sans pouvoir l'utiliser complètement. Une impression parfois complexe de vivre entre la réalité et le virtuel.

Par exemple, je me souviens encore très bien de ces visions irréelles de moi de retour de classe, sautant par-dessus des obstacles qui me paraissaient d'une longueur incroyable ou de hauteurs insensées avec une puissance et une aisance peu commune. Et de cette façon d'analyser tout en me refusant de comprendre les réponses, comme pour me protéger du monde des adultes.

Ces malaises bizarres aussi, pendant lesquels tout autour de moi s'accélérait, comme une cassette visionnée en vitesse maximum pour en zapper les passages inintéressants. Malaises dont je n'ai jamais fais part à quiconque.

Je me sentais si différent qu'un jour j'ai écrit à l'envers sur un buvard la phrase : « je suis un martien » et je l'ai faite lire à José, un camarade qui s'est foutu de moi, j'avais espéré qu'il ne comprendrait pas mon énigme. J'ai du lui expliquer que je plaisantais, qu'étant né en mars, j'étais forcément un mar« s »ien, je crois qu'il a moyennement apprécié cette plaisanterie, mais je ne voulais pas passer pour fou. J’étais pourtant sûrement un peu décalé par rapport à mes camarades, car même participant à leurs jeux, je ne me sentais pas vraiment des leurs....

Aie.. Je m'égare un peu là non? Je fais de l’auto-psychanalyse ...........

Pas vraiment passionnant tout çà…Alors accélérons le temps! pour nous éloigner encore (je devrais dire nous rappocher je pense  mais bon...).

De toute façon, toutes les années qui ont suivi ma vie d'adolescent, sont parsemées d'évènements plus ou moins heureux, mais finalement tellement banales et répétitifs sur ce même fond d'impuissance à gérer correctement les évènements ou à restituer les connaissances acquises, difficultés s'ajoutant à l'incompréhension des adultes qui me voyaient comme un simple fainéant ou un pauvre cancre, même si quelques-uns de mes profs déclaraient à mes parents « peut mieux faire mais ne fait aucun effort » pour ne pas les affoler sûrement sur leur perception des capacités en apparences très limitées de leur progéniture. Pourtant que d'efforts j'ai pu faire pour essayer de sortir de cette condition, mais rien à faire çà bloquait complètement, sauf, étrangement, en période d'examens. Allez savoir pourquoi? À chaque fois que je me présentais à un examen je réussissais de manière effrontée au regard de mon travail si peu fourni dans le cours de l'année? La vie est pleine de « bugs » n'est-ce pas ! A tel point que mes profs me dire clairement pour certain que je devais tricher, c'est peu dire de la confiance des adultes et ressenti du renforcement du sentiment d'injustice générer.

Aller! Arrêtons là cette introspection, creuser un peu plus dans les années de l'ados boutonneux des ces périodes de galère ne ferait que rendre un peu plus ennuyeux mon récit, et, si ce n'est déjà fait de dégoûter les improbables lecteurs de ce petit recueil.

Aussi, passons à autre chose et voyons si l'on ne peut pas rebondir sur cette petite vie et trouver des scènes un peu plus intéressantes à se mettre sous la dent.

Voyons voir… Effectuons un nouveau saut vers les années 80, ….. Humm mm… Humm mm … (dur…)

Ah! Peut-être ici! Oui c'est çà! Voilà une de ces réminiscences qui n’est pas du tout désagréables, la rencontre avec l'amour le vrai, avec cette jeune fille, celle pour laquelle j'ai mis du temps à réaliser que le destin l'avait mise sur mon chemin pour en faire le meilleur moment de ma vie. Bien que croisée à de multiples reprises durant une période couvrant plusieurs années, (dont ces fameuses années ados pas très cleans..pfff). Ah ! il m'en a fallu du temps pour réaliser que c'était l'Amour là sous mes yeux.

Première rencontre avec la demoiselle, d'abord en tant que sœur d'un camarade de classe, elle est bien trop jeune, 9 ou 10 ans peut-être, alors que moi j'en ai 13, une vrai gamine quoi, marrante et mignonne comme tout, mais sans plus j’étais trop « vieux ».

Puis un peu plus tard, là elle a 15 ans dans ce bus qui nous emmène au mariage de mon oncle avec sa grande sœur (le monde est petit non ?) Ce même jour gravé dans ma mémoire ou elle a posé sa tête sur mon épaule pour s'endormir pendant le trajet. Etrange cette sensation de bien être, sentir cette petite contre moi, attendrissant. Peut-être le début de notre histoire? Non encore trop tôt, j'ai 18 ans tout de même, elle n'est toujours qu'une gamine à mes yeux, même s'il est vrai je me suis senti si bien à ce moment, pas vraiment comme un grand frère je dois le reconnaître, car il y avait quelque chose de plus subtil dans cette relation éphémère.

Ce n'est que quelques années plus tard que nos destinées se rejoindront vraiment pour depuis ne faire plus qu'une. Le premier baiser, cette joie, cette chaleur immense qui m'envahit, si indéfinissable sensation. J'avais pourtant déjà embrassé des filles, mais rien de comparable à ce jour merveilleux, magique, s'il doit en être un dans la vie d'un homme, ce serait sans conteste celui-ci, ce moment là que je voudrai immortaliser et emporter avec moi le jour du grand voyage qu'est le passage dans l'autre monde.

Et puis..... Et puis non! Amour de ma vie je ne te raconterai pas, tu es une partie de moi que je veux garder jalousement rien que pour moi, je t'aime et c'est tout ce que je veux que l'on retienne de nous, pour le moment du moins, je ne suis pas encore prêt.

Je vous prie donc de m'excuser de l'interruption volontaire de ce passage......

 

Alors passons directement à la suite.

Mes enfants peut-être? Source d'inspiration de bien des auteurs j'en suis sûr les enfants sont une part importante de notre vie. Que puis-je écrire sur eux?

Vanessa l'aînée, ma petite grenouille, responsable de mes premiers émois de père à l'âge de 21 ans. Tu as grandi si vite ma puce et je t'ai si peu montré que je t'aimais. Coincé dans ce rôle de père qui comme les autres veut que ces enfants réussissent le mieux possible, mais qui finalement les bloque plus dans leur réalisation qu’il ne les aide. J'ai vraiment l'impression d'avoir été un père bien médiocre pour toi et tes frères. Il est vrai que je n'ai jamais su être un père câlin, dès que vous n'étiez plus des bébés je mettais ma panoplie de papa gâteau au placard. Particulièrement pour toi, qui comme beaucoup d'aînés, as dû essuyer les plâtres de mes maladresses. Je m'en excuse, ta mère et moi avons tellement vécu égoïstement notre propre histoire d'amour que j'ai le sentiment que même nos enfants ont dû pâtir de nos manques d'expressions affectueuses. Et pourtant vous êtes dans nos cœurs et à nos yeux ce que nous avons de plus cher et de plus beaux.

Jonathan, que nous avons cru perdre, pour qui j'ai pleuré et prié tant de fois, moi qui me voulais indépendant de toute religion. Jo qui malgré ses problèmes de santé se construit encore studieusement, tout seul comme toi Vané, avec cette force intérieure que l'on ne vous connaissait pas et dont je ne suis pas peu fier. J'aimerai croire de fait, que justement notre éducation n'était de fait pas si mauvaise, cela me dédouanerait un peu de mes lacunes paternelles, mais j'en doute. Vous ai-je vraiment donné tous les moyens de réussir votre vie à toi, ta sœur tes frères? Courage mon fils.

Alexandre cette tête de «pioche» comme ont dit chez nous, qui nous défie sans cesse, avec qui tout doit se faire dans le rapport de force depuis sa plus tendre (si l'on peut dire) enfance. Alex tu es, je pense, à la fois le plus doué et le plus complexe de mes enfants, tu t'exposes en permanence à rater comme moi parfois dans le passé, les passages les plus importants de la construction de ta vie. Fils dont je suis comme les autres très fier, mais qui probablement est le plus à même de me faire douter de sa capacité à réagir, comment te faire comprendre ce que je n'ai pas su voir moi-même à ton âge? Oui tu y parviendra de toi même j'en suis sûr.

Raphaël, le petit dernier, un temps studieux, mais en passe de prendre une voie de facilité peut-être par manque de confiance en toi fils. Tu es un garçon très doué mais facilement découragé mon garçon, tu peux tout réussir si tu crois en toi, comme Jo et Alex, mais ne baisse pas les bras dès que surviennent les difficultés.......

..En fait.... Puis-je vraiment raconter votre vie mes enfants?

Non je ne pense pas car elle débute seulement et puis elle vous appartient, je ne peux que dire mes espoirs de vous voir réussir, et espérer que je pourrai vous y aider de mon mieux. Alors je vous la rends pour que vous l'écriviez vous-même.

Voilà donc encore un mauvais sujet. Ces parties trop intimes de la vie de ceux que j'aime, femme et enfants, resteront donc dans ma mémoire pour le moment du moins, le temps viendra peut-être ou je ressentirai l'envie de les développer dans mes écrits, on verra.

Mais pour l'heure voici la fin de ce chapitre intime et ma première pause.

 

Piste 2: Extraits de ma vie Professionnelle

Pourquoi pas, faire découvrir un métier si on aime se que l'on fait?

 

Çà tombe bien, c'est justement mon cas et j'ai souvent eu envie de livrer mes sensations, mon vécu de cette partie de ma vie, qui au final est celle qui prend le plus de mon temps, au détriment parfois de mes proches.

Je ne me ferai pas trop technique sur le métier en lui-même, plusieurs ouvrages existent déjà dans le domaine et en dehors des initiés peu de lecteurs je pense se satisferaient de découvrir celui-ci.

Je vais donc tenter de traduire dans les lignes qui vont suivre ce qu'à été jusqu'à ce jour, pour moi, mon métier de....Policier Municipal (personne n'est parfait).

Et oui, je suis un petit policier municipal, depuis août 1986, rien à voir avec ma formation ni mon métier d'origine, pensez donc « Ajusteur Bord » dans la construction navale. Mais depuis déjà plusieurs années je voulais pratiquer ce métier de policier municipal, cela après avoir fait la connaissance d'agents exerçant sur ma commune. Et puis vint cette opportunité, sur la commune de Canteleu près de Rouen. J'en profite pour remercier au passage « ML » et « MC », les deux personnes qui m'ont donné ma chance en m’offrant l'opportunité d'exercer dans ce qui deviendra pour moi la meilleure des professions.

Pourtant, si je suis entré dans celle-ci, avec une certaine vision et déjà une bonne motivation, c'est pour de toutes autres raisons, découvertes au fur et à mesure des mois et des années que je suis resté. Car l'image que je me faisais du policier municipal, protecteur, agent de police judiciaire avant tout, interpellant en flagrant délit les voleurs et autres agresseurs, protecteur en quelque sorte de la veuve et l'orphelin, brave parmi les braves, représentant de la loi, aussi imperturbable dans sa fonction, que fringant dans son uniforme, je dois admettre que bien vite je me suis rendu compte que tout cela n'était que superficielle et serait peu enclin à me motiver pour la poursuite de ma carrière.

La faute à mon passé d'adolescent un peu rebelle, mais aussi sûrement un peu à cette commune et sa population pas vraiment particulière, mais dont j'ai vite ressenti les sensibilités exacerbées, notamment sa jeunesse un peu perdue, mais avec un vrai potentiel, qui me rappelait tellement ce que je vivais adolescent dans mon quartier de Saint Etienne du Rouvray sur la rive gauche de la Seine où, même si je n'avais pas sombré dans la délinquance, j'avais trop connu le regard de ces adultes sur mes amis et sur moi, simplement parce que nous étions des jeunes à l'aspect (volontairement il est vrai) peu engageant.

A cette période et à plusieurs reprises, j'ai effectivement failli mal tourner, la violence entre jeunes, les tentations de marquer un territoire, l'alcool pour certain, la drogue pour d'autres, tout cela existait déjà dans mon monde, peu d'adultes s'en souciaient d'ailleurs et déjà les contrôles de police qui semblaient ciblées plus que de raison notre petite bande pas plus dure que cela pourtant et qui paradoxalement le vivait comme un plus, ce qui effrayait un peu plus notre environnement et nous permettait de marquer notre « territoire ».

Aussi, très rapidement, je n'ai pu m'empêcher de comparer intuitivement ce que je constatais dans l'attitude des jeunes gens que je rencontrais sur Canteleu mais aussi des adultes. Instinctivement, je me suis mis à rechercher le dialogue avec les premiers en essayant de rassurer les seconds.

Paradoxalement, c'est mon uniforme qui m'a permis de nouer des contacts dans les quartiers avec ces jeunes qui se voulaient rebelles, anti-règlement au possible. Je me suis vite aperçu qu'une forme de respect (mutuel) pouvait exister dans le fait qu'un agent de police ose leur adresser la parole, autrement que pour leur demander leurs papiers, en parlant sport, famille, respect et surtout études et avenir.

C'est vrai, ma pratique de la boxe au club local, n'a pas été étrangère à l'évolution positive de mes relations dans ces quartiers dit sensibles. Car c'est bien là que nombre de tabous sont tombés, c'est dans cette salle aux relents de sueurs que j'ai invité pour la première fois mes camarades sportifs à m'appeler par mon prénom et non plus « Monsieur ». Encore aujourd'hui, bon nombre de jeunes cantiliens m'appellent  Rémy, même les plus jeunes qui n'ont pas connu mes débuts pas toujours faciles, l'habitude étant apparemment se transmettre le prénom de celui qui deviendra le responsable de la PM de Canteleu. Touchant non?

Bien sur, se serait mentir de dire que jamais je n'ai vu mon prénom tagué sur les murs de la commune, avec parfois des insultes, parfois des menaces, car il est certain que je ne me suis pas fait que des amis. Si je voulais obtenir le respect, il me fallait être juste et ne pas passer mon temps à donner des avertissements. De fait il m'est arrivé souvent de devoir rencontrer des parents, de verbaliser, voir interpeller ou faire interpeller des individus, pour qui le respect des lois était la dernière des obligations. Les pires de ces individus étant ces marchands de morts en poudre qui ne pensent qu'au « business » se souciant peu de l’âge et des vies de ceux qu'ils alimentent en poison. Le fait que je réussissais parfois à détourner certaines de leurs victimes potentielles de ces voies perdues, les rendaient peu sympathique envers ma personne.

Je ne sais pas si j'ai réussi à convaincre beaucoup de jeunes de suivre une voie plus « saine » durant ces vingt trois années passées ici, mais une seule vie sauvée serait déjà une réussite.

Malheureusement si je n'aurais jamais les résultats comptabilisés de mes éventuelles réussites. A l'inverse, je pourrais dénombrer bon nombre de victimes qui ont perdu le sens de leur vie, voir la vie elle-même.

C’est un moment toujours triste que d'apprendre la mort d’un de ces gamins, pour quelques grammes de cette « merde » ou de savoir que d'autres finissent en prison pour en avoir vendu, pour avoir volé ou pour d'autres méfaits, alors qu’ils avaient pour certain un vrai potentiel qui, s’il n’avait pas été détourné, aurait pu faire d'eux d'autres individus, comme celui-ci qui a assassiné son ancien camarade pour une « dette » de stup" impayée et cet autre pour avoir participé à un viol collectif.

Tous ces garçons qui ont préféré écouter les voix de la rue plutôt que les conseils des adultes dont ils se voulaient émancipés.

Combien encore tomberont dans ce piège de la rue où les dealers et autres voyous ont plus de poids que les enseignants, les parents, la police, les animateurs et éducateurs etc... Bref les représentants d'une société dépassée à leurs yeux par l'évolution des quartiers et de leurs propres règles.

Ce compte fait, j'ai vraiment le sentiment d'avoir souvent essayé mais trop souvent perdu.

Pourtant j'ai tout même envie de continuer de me battre, je ne crois pas impossible les changements. Même si mon message à du mal à passer, même si lorsque je prêche l'anticipation le politique me répond « budget », même si je n'ai pas réussi à transmettre à mes collègues ma vision de notre profession. Même si nos partenaires naturels que sont nos collègues de la police nationale, ont, de part leurs missions bien sûr, mais surtout de part leur motivation et formation, une toute autre version ou idée de l'action de terrain que celle de la prévention.

Clairement, rien n'a été et ne sera facile. J'ai d'ailleurs eu peur plus d'une fois dans ma vie de policier municipal. Dans les années 90 notamment. J'avais pourtant travaillé seul pendant six ans sans incident, et sans craintes particulières, quand furent recrutés mes collègues. La nouvelle municipalité ayant fait sienne les préoccupations des habitants en répondant à une forte demande de sécurité de ses administrés.

Car notre commune, comme beaucoup d'autres subissait l'onde de choc qui frappait les grandes banlieues depuis la fin des années 80. Un fort sentiment d'insécurité était en effet né de cette période qui voyait les cité s'enflammer, ayant pour effet le plus néfaste, de renforcer les jeunes dans leur  rejet de la société et l'envie de s'émanciper un peu plus chauqe jour de ses règles, de faire comme ailleurs en imposant une notion de territoire, leur territoire.

C'est à cette période que j'ai senti les plus jeunes décrocher à mon égard, les provocations étaient plus fréquentes et les « anciens » dépassés par ces derniers  et ne voulant pas passé pour des « balances » (ou des faibles) ont eu tendance à suivre le mouvement, poussé par d'autres qui déjà avait choisi leur « camp » depuis longtemps et trouvaient là le moyen de prendre un  peu plus d'ascendant sur les plus faibles, au moyen de règlements de comptes si nécessaires.

Cette peur je l'ai donc connu une première fois, lors de violences urbaines (terme devenu à la mode depuis), nous étions à l'arrière de l'hôtel de ville en surveillance des lieux, avec mon chien de police, une nuit calme en apparence....

Puis un premier bruit, une déflagration, une seconde suivie de bruits de verre qui tombe puis des cris de plusieurs individus provenant de l'autre côté du bâtiment.

Nous nous portons rapidement sur les lieux et nous retrouvons en face d'une quinzaine d'individus cagoulés qui brisent tout se qu'ils peuvent (vitrines, vitre de voiture, mobilier urbain).

Je coure en leur direction par habitude, comptant sur mon sens du dialogue pour tenter de faire cesser les dégradations. J'avance d'abords en haussant la voix pour me faire entendre. L'un des individus braque dans ma direction une arme de poing, je ne réalise pas vraiment çà ne m'est jamais arrivée, je continue d'avancer  et là baissant son bras vers moi et mon animal, le garçon fait feu à plusieurs reprises, je me jette sur le côté, l'auteur des tirs prends la fuite, suivi du reste du groupe. Je reste là comme un idiot je viens de réalisé que j'ai peut-être frôlé la mort. Jamais je n'avais jusque là imaginé une telle situation...

Pourtant, quelques années plus tard, devait se reproduire le même type d'évènement....

Cette fois nous étions au plus fort de la période de lutte inter-cités (Rose et Verte) que Canteleu ai connu. Patrouillant en compagnie d'un autre de mes collègues, nous savions qu'il y avait des risques de représailles dans l'air entre eux. Les jeunes des cités Rose et Verte se cherchant des cross depuis plusieurs jours, sans que je m'en souvienne l'origine exacte du conflit.

Au cours de cette patrouille, nous avons aperçu un groupe de jeunes gens armés de bâtons et barres de fer, qui traversaient la cité Rose. Nous nous sommes portés à leur hauteur et voyant ces derniers reculer à notre arrivée, j'ai tenté une prise de contact pour désamorcer la situation. Mal m'en a pris encore une fois, à peine à porter des premiers garçons, que le groupe à fait demi-tour en courant et l'un d'eux se tournant brièvement vers moi, m'a alors pointé avec une arme de poing, j'ai par réflexe une fois encore sauté de côté sans regardé et entendu claquer les coups de feux. Une nouvelle une fois ce n'est que plusieurs minutes plus tard que j'ai réalisé que l'on m'avait tiré dessus.

Ces deux épisodes sont restés gravés dans ma mémoire, mais pourtant ne sont pas ceux qui m'ont poursuivi de la façon la plus terrible.

J'ai dans ma carrière, comme je l'ai évoqué plus haut, été aussi amené à plusieurs reprises à interpeller des malfaiteurs. Mes plus terribles souvenirs sont ces deux interpellations, l'un de l'agresseur toxicomane d'une jeune femme, qui avait le visage tuméfié par une chute, j'apprenais le lendemain que ce dernier était porteur du virus du SIDA. Puis cet autre individu que j'interpellais dans des conditions similaires, saignant également du visage et qui lui était malade de l'hépatite B.

Quelles périodes terribles, que celles ou dans l'attente de résultats de prélèvement sanguins, ont se demande si l'on est contaminé, terrible pour soi, mais encore plus pour ses proches, femmes et enfants. Les questions vous hantent jours après jours dans la crainte de la mauvaise nouvelle qui heureusement ne viendra pas cette fois encore.

Un métier difficile donc que celui que j'ai décidé d'exercer, comme je l'ai déjà dit, loin de l'idée que je m'en faisais avant d'y mettre les pieds. Une vraie école de la vie où tous les sentiments se retrouvent. Joie de la mission réussie pour ce gamin qui reprend une voie meilleure, qui fonde une famille. Tristesse et désespoir quand un autre se tue, pire se fait tuer ou tombe dans d'autres travers que nous voulions lui faire éviter et prend le chemin de la prison. Colère contre ceux qui justement les entraînent sans scrupule sur les pistes noires de la vie. Fierté et espoir aussi de voir que d'autres s'investissent et bien plus efficacement que moi, pour leur tendre la main, leur donner une autre chance, de manière individuelle ou au travers d'associations voir aussi, mais plus rarement, par le biais de la politique. Déception de ne pouvoir faire plus, mais surtout de n'avoir pas toujours su transmettre à d'autres le vrai sens du métier que j'exerce. D'autant que le législateur va profondément en modifier le statut et les règles (mais çà c'est une autre histoire qui mériterait d'être racontée dans un recueil spécifique dédié au policiers municipaux du 21ème siècle..)

Oui peut-être que je pourrais faire de cette partie de ma vie un livre en racontant ces vingt deux années passées à pratiquer un métier que j'aime toujours, mais qui tend à être dénaturé par les hommes politiques justement et leurs nouveaux textes comme je l'ai dit, mais aussi par ces agents qui l'exercent dans un tout autre esprit trop réducteur, qui jugent qu'ils y a d'un côté les bons et de l'autre les méchants, qui décident qu'il y a des frontières entre ceux-ci, seulement à cause des différences entre individus, alors même que celles-ci sont nos vrais richesses, pour peu que l'on accepte de les partager et de les mettre en commun. Même si bien sûr, la société fixe des règles qu’il nous faut respecter, quelques soit le pays où nous décidons de vivre. Mais jamais le fait d'être différent ne devrait être un critère d'égalité (ou d'illégalité) et encore moins d'infériorité.

Alors aviez-vous vu ce petit métier de policier municipal comme cela ? Non! Et le vôtre creusez, développez un peu et vous verrez, vous pratiquez sûrement un métier passionnant sans le savoir encore.

Mais, je m'égare encore un peu vers un débat qui mériterait bien plus que quelques lignes inscrites dans l'essai d’un novice de l’écriture comme moi et pour lequel je ne suis d’ailleurs pas sûr d’être le meilleur des interprètes. Aussi, passons également cet épisode et étudions les autres pistes possibles qui nous permettraient d'écrire ce foutu bouquin.

Je propose donc pour la suite que nous laissions de côté l'aspect biographie et tranche de vie afin de tester un peu du côté fiction.

 

Ah fiction ou imagination disais-je, oui et bien….. Voyons !

Désolé il va me falloir réfléchir un petit peu sur le sujet, donc la suite au prochain numéro….

 

Humblement vôtre

 

Ymer.P

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Mis à jour ( Lundi, 20 Février 2012 20:52 )  
Auteur de cet article : Ymer