Je n'est jamais écrit pour retracer mon parcours de vie, il y a un début à tout me diriez vous! Alors pourquoi pas aujourd'hui, pourquoi pas maintenant? Je ne suis bonne en orthographe mais si je m'arrête a ça, je n'écrirais jamais, alors voilas...Je me prénomme carole,je suis né a l'hôpital d'evreux un matin de décembre,c'était un mardi je crois. Je suis la fille tant espéré après deux garçons(éric et nicolas).Il naîtra un an et demi plus tard une deuxième petite fille(isabelle)qui complètera la famille. Ma mère s'appelle michèle,elle travaille comme femme de ménage dans une association nommée "jeune cité", mon père s'appelle alain,il est dépanneur en électroménager, ils s'aiment et ma mère lui est dévouée,elle nous est dévoué, pour preuve, elle quittait le travail pendant 1/2 heure, tout les matins, afin de nous préparer le petit déjeuner, de s'occuper de nous, de glisser la blouse sur les épaules de mon père et de lui lacet ses chaussures, aux yeux de ma mère rien n'est plus important que sa famille, je ne l'ai vue pleurer que deux fois, le jour du décès de son père, et le jour ou une dame l'avait une nouvelle fois de plus appelée pour lui dire que mon père lui était infidèle et ira même jusqu'à lui donner l'adresse du délit, ma mère le vivait très mal mais étant sûr de la fidélité de son mari, elle ne trouva pas bon de lui en parler, j'ai toujours pensée que ma mère avait peur de lui. Mon père est dur,parfois tendre sauf avec mon frère éric, il ne rigole pas sur l'éducation et les études, mais malgré sa dureté mes meilleurs souvenirs sont dans ses bras avec ma sœur devant la télé le dimanche matin.J'ai grandis avec des questions pleins la tête comme: "pourquoi mon frère nicolas ne porte pas le même nom que nous?",ou encore "pourquoi mes parents font une telle différence entre mes deux frères?",je le devinerais bien plus tard, bien trop tard! Nous habitions un appartement au 3ème étage dans un quartier nommé "nétreville". Ce quartier il est plein de couleur, ont y trouve tout les pays du monde, toutes les odeurs, toutes les générations, toutes les classes sociales mais ont y trouves aussi beaucoup de misère, de violences et de béton. Je me souviens de cette femme au rez de chaussé qui criait sur ses enfants comme on gueule sur un chien, cet homme incapable de tenir debout tellement il avait noyé sa tristesse dans l'alcool ou encore ce jeune attrapant sa copine par les cheveux et la trainant dans le hall de l'immeuble parce qu'elle avait essayée de lui échapper, oh oui, je me souviens bien! mais ce mélanges de couleurs que je décris plus haut donne vraiment toutes la beauté a ce quartier, si vous vous postez a n'importe quel endroit et que vous tournez la tête vous y trouverez l'algérie et de l'autre coté l'asie, derrière la turquie et en face le maroc, bref, vous y trouverez l'amour parce que ça c'est dans ma mémoire, les sourires, la gentillesse, l'entraide, la solitude aussi mais tellement d'amour...
Je n'étais pas bonne à l'école, j'ai redoublé pas mal de fois et à chaque bulletin il y avait les mêmes appréciations qui disaient "carole a des capacités mais ne les exploite pas assez",il est vrai que je me suis longtemps laissé aller sur les études, peut être une rébellion face a mon père! mais quoi qu'il en était,quand je suis arrivée a la fin de la troisième ma mère a été convoquée parce que même le conseiller d'orientation n'avait pas d'issue, alors, il a passé quelques coup de téléphone et il est revenu dans la bibliothèque ou il a proposé a ma mère de m'inscrire au lycée pour faire un bep-cap couture, et ma pauvre mère qui me regardait avec tellement d'amour et de désespoir! J'ai donc commencé l'année d'après et à la grande surprise de tous, mes notes était plutôt bonne et finalement ca me plaisait plutôt bien.Pour me faire de l'argent de poches ma mère ma proposée un jour de devenir animatrice avec les 3-5ans tout les mercredis et les vacances scolaires dans l'association ou elle travaillais, je n'avais pas de diplôme mais le directeur d'animation était un ami à elle alors évidemment, ca c'est fait avec simplicité. Heureuse d'avoir mon premier emplois, je devais le dire a mon père parce que je voulais qu'il soit fier de moi (même si je n'avais pas passé d'entretien préalable pour obtenir ce job),un midi alors qu'il regardait la télé je lui ai annoncé, je me souviens de ma mère au bout de la table qui me regardait et à travers son regard je sentais toute sa fierté et sa joie,mais, il est resté bouche bée et j'ai du lui répéter pensant qu'il ne m'avait pas entendu, je m'étais trompé, il n'était pas sourd,l'ignorance a été sa seule réponse, ma mère ma sourie bêtement et a tournée les yeux, je voyais bien qu'elle était triste.Je devais assister a ma première réunion un mercredi après midi pour faire le planning des activités des vacances de la toussaint, évidemment je suis arrivée en retard! lorsque je suis entrée j'étais comme a mon habitude très timide et réservée, alors je me suis excusée et je n'ai plus ouvert la bouche, j'ai juste observé. Il y avait sept ou huit personnes pas plus y compris le directeur, nous étions tous a peu près du même age, autour de 18-22ans. Devant moi était assis un animateur de 22 ans surnommé adiouad, le rigolo de la bande a première vue, je me souviens avoir levé les yeux plusieurs fois sur lui parce qu'il avait quelque chose d'indescriptible qui me captivais, un regard profond et une gentillesse qui se devinait, il avait ce quelque chose en plus qui te donne envie de le découvrir dans l'intimité. J'étais tombée amoureuse de lui et je savais dès ce jour que je ferais tout pour attirer son attention, moi, jeune fille timide je devais élaborer un plan pour qu'il devine mes pensées. Plus les jours passaient plus je me décoinçais, je devenais moi aussi la fille rigolote de la bande. Adiouad était proche de moi un peu comme un frère, mais ca me convenait, l'essentiel c'est que je n'était pas indifférente a ses yeux,et ça, c'était important pour moi. Il avait du charme et du charisme, il écrivait aussi beaucoup, il arrivait a glisser sa plume sur n'importe quel bout de papier et les mots virevoltaient au fil des lignes, il écrivait sur tout se qui lui passait par la tête, une fois, nous n'étions que tout les deux dans une petite pièce a jeune cité, il m'a regardé et sans mots dire il s'est mit a écrire,à m'écrire, cet instant était a la fois magique et intrigant. Cette lettre je ne vous dirait pas ce qu'il était écrit dedans, elle m'appartient, mais j'ai compris en la lisant que je pouvais garder espoir de me retrouver un jour au creux de ses bras. Nous avions pour habitudes de nous retrouver avec les copains sur un banc ou nous passions nos soirées a discuter et a jouer au tarot sous les lumières des réverbères. Un soir, nous sommes allez au night bird, c'était un bar de nuit. Ce soir là, je m'était décidé de dire a adiouad ce que je ressentait pour lui,alors, pour me donner plus de courage je m'était mise a boire, c'était n'importe quoi mais un peu ivre ca me donnais plus de sureté. Au cours de la soirée, je me suis levée pour aller au toilette et avec un petit regard coquin je lui ai lancé un petit:" a tout de suite!" et j'espérais vraiment a ce moment la qu'il me suive, et il la fait,j'ai refermé la porte et je l'ai embrassé, il s'est laissé prendre au jeu, puis, avec un mouvement de recul ma dit:"mais qu'est ce que tu fais?",il est reparti s'asseoir et moi aussi. Au milieu de la nuit nous sommes rentrés a pieds accompagnés d'une amie, a mi chemin, il s'est approché de moi et a posé ses lèvres sur les miennes,c'était magique, ce baiser venait de lui, j'étais la plus heureuse des femmes et rien ne pouvait ébranler ce bonheur que je touchais du bout des doigts. Nous avons laissé notre amie rentrer chez elle,puis, nous avons passées le reste de la nuit sous une pluie battante a nous aimer et nous enlacer,comme deux jeunes fous, deux jeunes fougueux. Les jours passaient et nous vivions un amour caché, un amour qu'il ne fallait pas dévoiler au yeux de tous car nous n'étions pas de même religion et a nétreville tout s'apprenait très vite, alors, pour se trouver des moments a nous, je partais en disant au revoir a tout le monde et un quart d'heure après il me rejoignait dans la cours d'une petite école ou nous seuls savions nous réfugier. Nous souffrions de ce silence mais tel en était le prix pour vivre notre histoire. Un jour adiouad ma glissé une lettre, cette lettre je vais la recopier ici car il explique mieux que moi la situation que nous vivions a cette époque. Il m'avait écrit:
carole
"ce soir,je me suis couché sur le drap noir du silence,l'âme mal mené, blessé et contrarié. J'ai senti le besoin étrange et curieux d'être en toi,de changer de lieu.Je suis sorti et j'ai longtemps marché.Des heures, je crois! Nous nous sommes trompés de pays et notre amour en souffre. Différences des origines et du sang qui coulent sur les pierres anciennes. Et puis il y a le silence voilé de ces regards croisés.Derrière je sais qu'on parle.Toute cette ironie devant notre couple, toute cette hypocrisie derrière ces visages qui se retournent devient intolérable. J'ai la nausée, déchiré entre deux terres,deux continents,deux cultures si différentes. Mon bonheur, mon unique chance d'être heureux c'est toi,et rien que toi. Je demande beaucoup et toi tu es souvent absorbé dans tes pensées. O mon amour, je ne t'apprends rien de neuf,mais laisse moi te le dire, te l'écrire parce que j'ai peur des mots et ne m'en veux pas si je m'éloigne,je m'égares parfois."
Sa souffrance était bien réelle,nous devions nous faire encore plus discret mais malgré tout ça notre amour était intact tout au plus égratigné par quelques on dit. Mon amour pour lui était de plus en plus fort,dans ses bras je me sentais a l'abri de tout et enfin j'étais quelqu'un! Et puis tout a basculé un jour...........
........Un jour ou je suis rentrée du lycée, c'était un midi, un samedi midi plus exactement, je venais de fêter mes 19 ans a peine un moi avant, il faisait froid et j'étais pressée de me mettre au chaud. Je suis montée jusqu'à chez moi et en ouvrant la porte,je ne sais pas pourquoi, j'ai tout de suite sentie que quelque chose n'allait pas,j'ai courue dans la chambre de mes parents comme ci quelqu'un me guidais et je l'ai trouvée là,allongée à même le sol, la tête posée contre le radiateur,son foulard cachait le bleu de son cou. J'étais seule face ce corps inerte, ce corps qui ne répondait pas a mes cris, ce corps qui ne souffrait plus,ce corps qui était celui de ma mère. J'ai perdus à ce moment la toute croyance. Quelques minutes après, mon père est entré, il a prit ma mère dans ses bras et a hurlé comme un fou, hurlé a s'arracher les poumons, hurlé tel un être déchiré. J'étais là, assise dans le canapé et tout s'agitait autour de moi, les médecins du samu ne pouvaient plus rien faire, personne ne m'a parlé, personne ne m'a regardé. Le lendemain mon père a tenu absolument à m'emmener au funérarium afin de voir ma mère autrement que la dernière image que j'avais d'elle,il ma dit avant d'entrer "je te préviens, tu ne cries pas!", pensait-il que j'allais m'écrouler ou voulais t-il juste me mettre en garde? quoi qu'il en soit, je ne l'ai pas reconnue, elle était maquillée a outrance alors qu'elle détestait le maquillage, je me suis penchée pour l'embrasser mais je n'aurais pas du, son corps était dur comme de la pierre et gelé comme un glaçon, je ne m'y attendais pas, cette sensation et cette image me marquerons autant que la première, je ne sais pas comment j'ai tenu debout a ce moment la! Le soir mon père nous annonçaient que lorsqu'il avait connu ma mère, il avait déjà mon frère éric et qu'elle était enceinte de mon frère nicolas dont il n'était pas le père, par conséquent, mes frères n'étaient pas vraiment mes propres frères et n'étaient même pas frères entre eux! J'ai donc eu les réponses aux questions que je me posais, mais pour moi rien ne changeait a l'amour que je leur portais malgré le choc de cette annonce,désormais c'était comme ça, il fallait faire avec. Ce même soir quelqu'un sonna a l'interphone, c'était adiouad qui venait d'apprendre pour ma mère, mon père qui ignorait notre relation ma dit: "un copain t'attends en bas", je me suis doutée que c'était lui, même si il ne savait pas quoi me dire, il était là et c'était déjas beaucoup.
Ma mère je sais que je ne la reverrais plus, si elle m'entend de la ou elle vit a present, je veux qu'elle sache qu'elle a beaucoup comptée a mes yeux, qu'elle est un exemple pour moi et que chaque jour je pense a elle.
A peu pres deux moi apres le décé de ma mère, mon père nous a dit un soir qu'il partait diner avec une amie au restaurant, ca c'est répété plusieurs fois et deux ou trois semaines apres il nous a demandé a ma soeur et moi de nous asseoir parcequ'il devait nous parlé. Il n'y es pas allé par quatre chemins et nous a demandé si patricia pouvait s'installée a la maison, bien evidemment nous lui avons dit que c'était bien trop tôt, alors, il nous a répondu: "elle s'installe à la maison samedi", encore une fois, c'était comme ça et il fallait faire avec! Le samedi venu, nous n'avions pas d'autres choix que d'aider au déménagement de celle qui allait devenir notre "belle-mère" et ce fût un choc car l'adresse était exactement celle donnée par la dame qui appelait ma mère (dont je parle au début de mon écrit) et donc par conséquent, elle avait raison, mon père était infidèle a ma mère! Avec patricia,l'adaptation ne c'est pas fait sans mal, nous ne voulions pas d'elle et elle ne voulais pas de nous! Mon père lui donnait raison pour tout et cela devenait insupportable, surtout pour ma petite soeur qui était encore fragile. Il avait beaucoup changé, me demandant même un loyer tout les mois. Entre temps,ma soeur était partie habiter avec son petit ami qui est devenu son mari, avec le recul, je pense que c'était le meilleur échapatoire. Quand à moi, je donnais souvent rendez vous a adiouad dans un café,ou la plus part du temps il me retrouvait en pleure et abattue. Un jour, il m'annonca qu'il devait partir faire ses dix mois d'armée, je savais que son absence allait être dur, le jour de son départ, la municipalitée a fait retirer le banc ou nous aimions nous retrouver avec les copains, prétextant que celui ci prenait trop de place pour ce petit bout de trottoir, mais ne parlait-il pas de nous au fond? Toute la semaine j'attendais son coup de téléphone et le vendredi soir, a peine était-il descendu du train que nous nous retrouvions dans le hall d'une cage d'escalier, seule témoin de nos ébats amoureux. Un week end,lui narrant toujours les mêmes difficultées sur ma situation famillial, il me dit droit dans les yeux qu' il fallait que j'arrête de me plaindre et que je fasse bouger les choses,il avait raison, il fallait que j'agisse,alors, profitant d'une journée dans la semaine ou je ne travaillais pas, je suis allée faire des demandes de logements. Ce jour là, j'ai vraiment eu de la chance, j'étais tombée le bon jour et le bon moment, un petit studio était libre a 4 km de nétreville et le bailleur voulait bien me le louer, je devais emmenager dedant le mois d'apres. Lorsque je suis rentrée chez moi, j'ai informé mon père que j'allais partir de la maison et il ne ma pas cru. Quand adiouad ma appelé de l'armée, j'étais très heureuse de lui annoncer que nous avions enfin un chez nous, la cage d'escalier et la petite école n'allait être que de bons souvenirs et enfin nous n'aurions plu a nous cacher, sauf au yeux de certains.









