Bonjour ! Je viens juste de découvrir ce site, aussi j'ai décidé de participer au concours du mois de mai, même s'il se termine, avec une lettre écrite il y a bien longtemps à un amour perdu définitivement.
Lettre dans une bouteille jetée à la mer
Quels sont ces soucis qui me hantent ? Quels souvenirs si sombres me forcent à t’écrire ? La nostalgie des doux moments d’une flamme même discrète brûlera mon cœur pour l’éternité…Tu as toujours cru à la sincérité de l’amour que je t’ai porté et que je te porte toujours…
Mais ce soir, je trace un trait sur tous mes espoirs de te voir revenir, je trace un trait sur mon seul rêve de te revoir, ne serait-ce qu’un quart de seconde, simplement pour sentir ta présence physique et m’embuer les yeux de la joie indicible de te voir près de moi, simplement pour t’entendre, pour retrouver certaines sensations, certaines ondes, simplement pour que nous nous voyons sourire…Rien ne vaut les retrouvailles d’amis, rien ne vaut les retrouvailles d’amants dont les regards se sont quittés…
J’ai toujours réalisé mes rêves, même s’il a fallu endurer des épreuves difficiles pendant des années, même dans les pleurs, la haine, même dans l’impatience, même dans le désespoir…Et pourtant, ta présence près de moi, ce rêve qui grandit depuis des mois, ne dépend pas seulement de moi, et pour cette raison j’ai perdu l’espoir qu’un jour il se réalisera…Serait-ce la première fois qu’un rêve ne resterait qu’un rêve ?
Un jour s’il plaît à Dieu…
Ma douce, crois-tu que mon cœur est souillé depuis que tu t’es envolée ? Il est resté chaste, attendant patiemment de retrouver le feu qui l’avait embrasé ce soir où pour la première fois je t’ai embrassée…
J’ai les larmes aux yeux, peut-être est-ce la nostalgie de cette musique qui me berce dans ces instants où je t’écris…Je crois qu’elle accentue la douleur que j’éprouve à t’attendre, à t’espérer sans rien comprendre…
Ah mon amour, je me permets de t’appeler mon amour car tu es la seule fille aujourd’hui à qui je pourrais dire « je t’aime », et n’écoutant point mon orgueil, alors oui pour toi mon cœur brûle, et il saigne aussi, mais tu auras toujours une place quoiqu’il arrive, tu seras invitée…
Seulement voilà, cette prose comme tant d’autres se perdra probablement, elle est comme un écho, un cri profond démultiplié qui finira son trajet invisible dans ton silence…Et pour cette raison, c’est la dernière que je t’écrirai, sans faillir, avec force et amour…
Je me réconforterai avec le bonheur que tu m’as donné, incommensurable, jamais dépassé en amour, jamais égalé en émotion…J’aimerais aussi me réconforter en espérant que tu n’as rien oublié…Peut-être suis-je exigent, mais j’aimerais aussi me bercer dans une sorte de plénitude dont le visage serait le tien, et qui me chuchoterait à l’oreille que tu m’aimes encore…encore…
Un jour s’il plaît à Dieu, mon amour…









