Bastien, enveloppé de ses bras blancs semble encore respirer, Gabriel le regarde, il l’observe comme si l’homme qu’il aimait allait se remettre à vivre. Les larmes ne coulent pas, rien, il se sent fragile, comme coupé en deux, à moitié parmi ceux qui s’agitent tout autour.
Ce soir là, Gabriel ne pu dormir, ou même s’allonger dans le lit conjugal. Il l’attendait, il va sonner comme quand il oublie ces clés, seulement après une dispute. Il va sonner. Gabriel attendra là toute la nuit, jamais Bastien ne sonnera.
Le moment le plus difficile n’est pas la perte en soi, mais plutôt la perte de la présence, de la tendresse, de l’amour qu’il ne recevrait plus. Au moment au le cercueil descendit Gabriel réalisa que plus jamais il ne sentirai son odeur, son cœur battre contre sa main. Une larme coule.
Gabriel rentra, ouvrit la porte, posa son sac sur le fauteuil de l’entrée, entra dans la chambre, déposa son manteau sur le lit, se déshabilla, ouvrit l’armoire. Là, nu, il pris une chemise de Bastien l’enfila et se clissa dans le lit. Il s’endormit épuisé.
Dans le sac à l’entrée, sur le fauteuil, une chaussure bleue se sentait bien seul.
Ce que personne ne saura jamais, c’est que de cette paire de chaussures bleue qui les avait se rencontrer, ne serai plus jamais côte à côte. L’une accompagnerai Bastien dans son sommeil éternel, l’autre avec Gabriel lui rappelant les moments de cet amour.
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