Je sais qu’il est tard mais, regarde à la fenêtre
Ces flocons, du ciel vont sur le sol, renaître
Un tapis blanc épousant le noir de la nuit
Nous rappelant en ces deux couleurs ennemis.
Et je me souviens du froid de cette veillée
Puis, le silence d’une tempête glacée
Pas le moindre murmure descendant des cieux
Juste quelques petits points blancs silencieux.
Pourtant ne sens-tu pas que gronde la colère ?
Ne vois-tu pas ces lents sanglots qui désespèrent ?
Dans cette nuit la neige entrevit encor
La petite fille enneigée de tant d’efforts.
Ce sont bien mes larmes que tu vois tomber là
Et c’est ton mutisme que je pèse ici-bas ...
Alors nous reconnais-tu à cette fenêtre
Ce soir, dans ces flocons, discrètement renaître ?
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