Il exista deux années rendues à une âme
Un aveuglement juste pour l’amour d’un coeur
Des doutes muets afin d’écarter la peur
Et des larmes cachées que personne ne blâme.
Il exista deux années perdue de patience
Où les efforts s’oubliaient aux vues de ses yeux
Le temps s’effaçait devant un espoir précieux
Malgré les douleurs s’amplifiant à outrance.
Il exista deux années massacrées pour lui
Chaque jour je souhaitais son plus beau sourire
J’espérais sa joie et lui éviter le pire
Je n’existais plus, en ces jours j’offrais ma vie
Il y eut un instant de mots beaucoup plus forts
Je me crus être apaisée comme dans un songe
Tout allait mieux je me disais, j’avais tort.
Il y eut un instant où comme une fillette
Je croyais encore à tout ce qui est impossible
Par quelques pensées seulement imperceptibles
Je laissais mes doutes et mes peurs aux oubliettes.
Il y eut un instant, à tout juste deux jours
Le seul premier moment, encore je m’en souviens
Mes nombreuses questions ralentissaient leur train
Pour sa vérité souhaitée depuis toujours.
Il y eut cette nuit où une bonne amie
Se transforma en la gentille confidente
Je dévoilais les questions sans être prudente
Je croyais en son commentaire et son avis.
Il y eut cette nuit où je ne pensais pas
Qu’elle serait aller en cette soirée-là le voir
Afin de pouvoir régler toute cette histoire
Sans réfléchir aux conséquences de cela.
Il y eut cette nuit où il l’aidât aussi
Ce qui me concernait lui était dévoilé
A mon amie fut dit ce qui m’était touchés
Il ne pouvait lui-même m’avouer ceci.
Il y eut une nuit blanche pour moi ce soir
Tourmentée par ces gestes je ne peux dormir
Pardonnez ces sanglots m’oubliant de souffrir
Rien que mes yeux afin d’effacer le noir.
Ce sera la dernière fois où j’écris
Où je dévoile toute mes peines et envies
Car ma seule source d’inspiration fut lui
Mais il s’effaça comme mes mots cette nuit.









