La lune pâle se dessine dans les songes de ses nuits
Autour d’elle pas de vent, pas un bruit.
Juste une douce brise qui fait bruisser les feuillages
Animant le temps d’une caresse ce vieux chêne sans âge.
Un ruisseau s’écoule lentement entre les pierres d’opales
Ces pierres qu’en rêve elle imagine de cristal.
Elle meure, elle dérive, s’enivre et s’en va
Tandis que son âme s’approche du trépas
Elle ne lutte pas, car pour la dernière fois
Elle peut rêver de ce monde, son refuge d’autrefois
Et derrière ses paupières closes,
Soudain s’effacent toutes les ecchymoses
Traces de son passé douloureux
Elle part pour vivre loin de tout
Connaître enfin le plaisir d’être heureux
Loin de ces êtres violents, sanguinaires, fous.
Au matin, les beaux rêves inévitablement disparaissent
Mais pas pour elle, car son âme à la mort elle laisse








