Tu me considères comme une amie sans originalité
Mais si seulement tu pouvais savoir,
Les sentiments que je porte à ton égard,
Ton regard aurait sans doute prit un autre attrait.
Me fuirais-tu ou m’aimerais-tu ?
La première solution résumera plutôt cette situation ironique
Où l’amour va dans un sens unique
Et où un seul cœur est porté disparu.
Les films sont les seules fins heureuses
Que j’ai jusque ici connu,
Le romantisme étant une utopie douloureuse
L’expérience me l’a appris, à mon dépourvu.
Les contes d’enfants sont alors si cruels,
De nous avoir fait croire des choses irréelles,
Et, un jour, toutes ces saveurs si sucrées,
Il nous faut alors les abandonner.
J’aimerais tellement trouver la preuve
Que notre monde n’est pas insensible, ni mal fait
Mais c’est comme trouver une petite pierre dans un fleuve,
Que le courant aurait emporté dans un tourbillon glacé.
Je contrains à abandonner
N’ayant pu montrer
Que le véritable amour
Pouvais exister.
Vous me trouvez infâme, blasphème
De dire qu’aucun amour n’est sincère ?
Ce n’est que le résultat de l’expérience amère
D’avoir efface, à contrecoeur, un je t’aime.









