En somme
Sachons jauger la beauté des êtres les plus faillibles
N’écoutons de nos cœurs que les tressautements inaudibles
Sautons à pieds joints dans le désespoir féerique de n’être que des hommes
Les combats chaque jour redoublent de haine
Le monde est en guerre, sur nos tombes rien ne fleurira jamais
Tout sera perdu pour qui n’aura vécu que dans la peine
Mais afin de cueillir les roses, encore faut-il les avoir plantées
Notre seul vrai travail est celui du jardinier
Notre seul vrai travail est celui de l’alchimiste
Notre seul vrai travail est celui du jardinier-alchimiste
Libérateur des énergies naturelles, savant de l’amour des fleurs et du miel
Animé tout entier par l’obsession du dosage juste
En puissance, je vous le dis, nous valons tous les plus grands des dieux du ciel
Nous sommes
Créateurs du beau, du mensonge, de l’innocence
Du courage, de la froideur et de la clarté
Du désir et du pouvoir, de la fermeté à l’égard du malheur
Lumières, si vous aussi vous vous sentez lumières
N’aspirez, comme les étoiles, qu’au bonheur le plus haut
Soyez sans pitié avec vous-mêmes : lorsqu’il faut être étoile
On n’a pas le droit au vertige









