Si j'avais raison, tu avais tort, de vouloir mélanger nos deux corps,
Tu étais une toile sans fin, sur lequel j'aurais peint tous nos desseins,
J'aurais cessé d'écrire, j'aurais cessé de peindre,
Car tu aurais été ma seule oeuvre d'art, mon unique chef d'oeuvre
Je t'aurais transformé en poême, je t'aurai transposé en couleurs,
Je t'aurais sculpté et je t'aurais sans doute aimé.
J'aurais aimé t'attrapper et te coller contre mon coeur,
Avant même que tu ne colles tes lèvres contre mon corps.
J'avais raison, tu avais tort, car à trop me donner on me donne son accord.
En quelques heures, je me passionne et je me donne,
En un regard, je ne suis plus la même personne.
Je suis peut-être une schyzophrène des sentiments, un volte face des émotions,
On aurait du tiré à pile ou face, face on s'appartient, pile, on s'efface...
Tu ne m'avais pas présenté les règles de ton jeu, pile ou face, toi tu t'effaces
Extrêmiste dans mes sentiments, j'aime aimer, j'aime tomber...mais tomber amoureuse.
Du haut de ce toit, je pensais avoir le monde à moi, car tu étais comme moi,
Je m'imaginais nous, je m'imaginais nos chemins croisés par le destin de nos vies.
Mais le destin de ta vie a séparé nos chemins, ton choix du destin n'étais pas le mien.
Je suis une rêveuse, je suis une espérance à moi toute seule, à croire en tout et puis en rien,
Quand on m'abandonne.
Tu partageais ces choses, je te pensais presque frère de coeur. Tu étais trop comme moi pour être vrai.
Un silence, un silence pesant, un silence qui durera toute ma vie. Pas de retour en arrière, les gens n'aiment pas revenir sur hier.
Moi je reprendrais toutes ces rencontres à zéro, je changerais mes gestes et mes mots.
J'essaierais de changer les tiens, je prendrais enfin les commandes de mon destin.
Tu m'as laissé, mais tu occupes mes pensés, quitte à m'abandonner, tu aurais du t'occulter...
Je me sens ridicule, je me sens faible d'aimer à tel point me partager.
Car au final, plus je me donne et plus on me fuit. Plus je ris et plus on s'étonne. Plus j'aime et plus on m'abandonne.









