La brise n'a plus le murmure,
Dont elle enchantait les bois.
Penchés sur des rameaux sans verdure,
Les oiseaux n'ont plus de voix.
L'aube n'a plus de zéphire,
Sous ses nuages couleur d'argent.
Et j'aperçois mon âme qui s'expire,
Voulant atteindre le firmament.
Ah !quand les vents de l'automne,
Sifflent dans ma tombe délaissée,
Quand le brin d'herbe frissonne,
Et fait vibrer mon corps enterré.
Je sens que ma main âpre et crispée,
Tache encore de caresser,
Ton cœur a moitié blessé,
Que je ne cesse de bercer.
Oh !douces et fragiles hirondelles !
Dites moi pourquoi la mort nous a-t-elle séparés.
Ah !l'affreuse vie ! Ah ! si j'avais des ailes,
Je voudrais voler jusqu'à ma bien aimée.
Je t'aime !voilà le mot que toutes les fleurs,
Crièrent au ciel qui les couve à l'abeille qui y veille.
Je t'aime !tel est le dernier soupir que poussa mon cœur,
Quand il tomba dans l'éternel sommeil









