Les spectres terrifiants
Qui hantent mes nuits.
De leurs bouches édentées
S’échappe, par bouffée,
L’haleine lourde et fade
Des cadavres inoubliés.
Sous les lambeaux de chair
Qui couvrent encore
Leurs faces hideuses
Je reconnais, avec certitude,
Les amis déçus,
Les amours trahies,
Et l’enfant que je fus.
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