A mon amour

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Mon voyage fu bref. Bref et Eternel à la fois. Eternel parce qu'il marqua mon esprit d'un fatal souvenir. Est ce le chant de son amour qui m'avait touché, ou tout simplement le charme qui le définissait? Je ne sais pas, ou je ne sais plus. Comment puis-je me rappeler d'une émotion si spontanée et si irréelle à la fois? Mon esprit se préparait à quitter un corps qu'il ne supportait plus et en l'espace d'un instant j'avais cru voir l'univers, dans ses yeux. Son soupir marquait sa présence d'une force inéluctable, inexorable et .. pure. La lumière de son visage me projetais tendrement dans les limbes de son coeur, où l'echos de la vie semblait y trouver un sens. Mes mots avaient oublié leur parfum, et mes yeux ne savait plus comment flâner. Il avait volé mon âme sans le savoir, et m'avait condamné à un amour transcendant, éthéré. Un amour, au delà de tout.  J'assistais à la mort, à la vie, ou plutôt à la mort de ma vie, et à la naissance d'une autre, sans doute meilleur, ou pire. Peu importe. La raison m'avait quitté et je ne savais plus si j'étais encore humaine. Sa peau, d'une éclatante blancheur parsemait de l'or sur toutes les surfaces de mon être. Je l'aimais déjà, si fort. Et je lisais notre histoire, comme une évidence. Il ne pouvait pas être qu'un simple passant, qu'un esprit solitaire qui vogue à la vitesse du vent, ou qui erre en attendant son jugement. Il ne pouvait pas être une simple altérité, une péripétie logico-spaciale. Il était déjà tout. Au creux de ses bras, je dansais ma folie, et chuchotait mes espoirs. Aucune mélodie n'était plus belle que la fusion des lettres qu'il prononçait, il rendait la vie au langage . Comment aurais-je pu ne pas lui soumettre ma dévotion, et cacher ce que le mensonge ignore? Je lui avais dis, il le savais enfin. C'était tombé naturellement. Il m'aimait, lui aussi. Notre amour, commenca dignement. Les étoiles avaient signer leur renaissance, et rendaient le monde à sa vertu. Le bleu de ses yeux noyait mes larmes, et attisé mon euphorie. Je pouvais hurler mon bonheur, et empoisonner ce chargin qui m'avait retiré l'écorce de ma jeunesse. Je voulais l'achever de tendresse, et l'animer d'inconscience, l'affliger de caresse et lui soumettre ma dépendance. Il existe quelque part dans le monde, la moitié de nous même. Je l'avais trouvé. J'ignorais encore le futur de cette relation mais je savais pertinement, que son prénom s'était ancré à l'essence de mon existence. Aucun doute, il m'était éternel et même si un jour il partait, le lien méta-physique qui nous unissait marquait le sceau d'une destinée déjà tracée
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Mis à jour ( Mardi, 06 Septembre 2011 14:28 )  

Assia Bouhmid a rejoint la communauté des auteurs de jesuisecrivain.com le Vendredi, 13 Mai 2011.