De la perte d'un auteur raté -Episode 04-

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« C'est simple, tu prends le scié et tu lui tire dans les jambes!! » « Quoi? Mais qu'est ce que tu raconte? » « This mooorning I woke up in a cerfew... Oh God I was a prisoner too...I could not recognize the faces standing over me...They were all dressed in uniforms of brutality »


La sonnerie, qui en fait n'en était pas une, le sortit d'un rêve de gangster. Il pris son appareil sur le bord du lit et regarda dans l'ordre: l'heure puis le numéro qui s'affichait. Il était encore trop tôt et il ne le connaissait pas. Évidemment car personne n'osait l'appeler le matin car il avait vraiment le réveil difficile.

Il s'éclaircit un peu la gorge pour ne pas paraitre trop endormi: « Allo? » « Bonjour, Pascal M? C'est M Bagalou à l'appareil, j'ai eu votre numéro par Sofia » Alors là il était surement encore en train de rêver, il ne comprenait aucun des mots qui sortaient de ce putain de téléphone portable de merde!!!


« Euh... je ne comprend pas très bien... pour quelles raisons m'appelez vous? » « Eh bien , Sofia m'a dit que vos aimeriez collaborer avec nous, que ça vous direz, après nous avoir monter de quoi vous êtes capable , d'écrire quelques articles sur notre site. » Et là avec un relent de whisky de la veille, il se souvint de cette jeune femme qui l'avait emmené là ou il rêvait d'aller.

Bien sur ce n'est pas une fin en soit d'écrire un article pour un blog, mais pour Pascal c'était déjà pas mal par rapport a tout ce qu'il avait fait jusque là, c'est a dire : rien. Il n'avait jamais montré ce dont il était capable a quelqu'un, et là sur la base d'une discussion il pourrait peut être commencer a vivre Sa vie.

Écrire avait toujours était expiatoire pour Pascal. Il écrivait après des déceptions amoureuses, généralement sur celle qui venait de le plaquer ou celle avec qu'il venait de baiser lamentablement. Il écrivait souvent aussi en rentrant complètement bourré de soirée. Ecrire était comme salvateur, ça l'empêchait de vomir ses tripes ou simplement ce qu'il n'avait pas manger plutôt. Ce qu'il faut savoir lorsqu'on écrit sous l'effet que quoique se soit, c'est qu'à la relecture, ça n'est pas aussi « génial » que la veille. En tout cas, à chaque fois il pouvait écrire des pages et des pages après avoir bu. Son imagination était débordante sous effet de l'alcool.

Dans le RER qui le menait à son rendez vous, il relisait les notes qu'il avait prises, les petites chroniques comme il aimait les appeler. Ce n'était ni plus ni moins que les pensées mises sur papier, d'un petit banlieusard pas loubard pour un sous, qui pensait et ces derniers temps on ne nous montrait pas beaucoup de personnes de banlieues qui pensent.

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Mis à jour ( Vendredi, 12 Juin 2009 21:50 )  
Auteur de cet article : La buse