De la perte d'un auteur raté - Episode 7-

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Son idée principale était relativement simple. Le pays devait faire son mea culpa, mais pas seulement pour la traite négrière. Cela devait concerner tous les crimes auxquels avait participés la France. Et, ce n'était certainement pas avec une loi que cela allait faire changé la mentalité du petit fermier dans le fin fond de la Bourgogne. Demander pardon, et montrer dans les différents médias, l'image d'un français moyen c'est-à-dire qu'il soit blanc noir jaune, musulman bouddhiste chrétien ou juif, le point commun de la moyenne des français était qu'ils étaient français justement.

Le flot d'insultes et de menaces dépassa largement les capacités du pauvre petit stagiaire nommé à la modération des commentaires, et qui était payé au lance pierre pour passer presque 18 heures par jours à surveiller les internautes. En quelques jours l'article avait été cité par quelques blogs, qui brassaient beaucoup de passage, comme la subversion absolue. Il ne fallut pas plus de 5 jours pour que des politiques s'invitent la discussion, ce qui était un comble car ils avaient été au départ de l'article. Tout le monde y allait de son petit commentaire, avec si possible le plus de micro tendus bien sur. Pour faire partir le buzz, et c'était là un coup de maitre, le rédac chef n'avait pas voulut dévoiler l'identité de l'auteur. Certain pariait sur Dominique de Villepin, d'autre sur Lionel Jospin, il y en avait même voyaient la plume de Chirac car, disaient ils, le vocabulaire de Chirac-l'africain transpirait de cet article. Dans tous les cas il devait s'agir d'un homme politique retiré des affaires, car personne n'aurait osé parler ainsi de la politique post colonialiste de la France. Car il ne s'agissait pas seulement de demander pardon en Afrique pour un discours maladroit, mais bien d'un pardon aux français pour ne pas leur avoir montrer le changement de leur peuple, sinon dans un match de football perdu par l'équipe nationale. Surtout dans cette période de crise, pour les membres du gouvernement à qui on le demandait, ou les portes-parole de l'union pour un mouvement du président à qui on ne demandait rien, il ne s'agissait ni plus ni moins qu'une attaque d'un opposant à la politique actuelle tentant à faire oublier le manque de contre proposition de la gauche. Tels des sportifs qui ne savent pas trop quoi dire aprés une défaite et qui s'en prennent à l'arbitre les ténors de la politique présidentielle ne savaient que taper sur les incompétences de la gauche de gouvernement.

Il ne fallait pas laisser le ballon se dégonfler, donc Pascal fut inviter à faire son possible pour continuer à être celui par qui la polémique arrive. Le rédacteur chef n'en avait rien à faire de savoir comment Pascal arriverait à écrire, à partir du moment où ce qu'il écrivait ferait parler du site internet. Le manque de reconnaissance de son travail faisait encore une fois intrusion dans la vie de Pascal. Cette fois, pourtant, ce qu'il écrivait était lu et reconnu.

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Mis à jour ( Lundi, 13 Juillet 2009 13:29 )  
Auteur de cet article : la buse