Parapluie rouge

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Samedi, comme d’habitude, je viens à ce café. Un endroit m’apporte le calme difficile à trouver dans cette petite ville tant de tentations et de chaos. Lui, il reste tranquille là, et moi, je suis ici, nous sentons la vie couler, au-dessous. De cette vue, les rues très étroites, bruyantes, encombrées, manquant de lumière se déguisent en lignes courbes magnifiques qui entourent des parcs plein d’arbres et des grattes-ciels…Les flux automobiles coulent comme le sang dans le vaisseau sanguine, plein d’énergie.

Mais la semaine dernière, tout s’est déroulé comme d’habitude sauf qu’il soit assis là, à la table voisine avec une autre jeune fille. Nous nous étions quittés il y a deux semaines par un message. La première semaine, je le cherche follement pour reprendre ma fierté. J’ai besoin de plus qu’un message. La seconde, comme aujourd’hui, je reste calme, je reviens au café et comtemple ma passion, ma ville, ma vie. Et quand je le vois, je me lève. Il voit cette fille, il me voit avec le sourire suave, qu’il apporte toujours.

Je descends doucement du café. Un client, soudain, y entre. Les rayons de soleil, je me trouve, pénètrent dans la chambre et comblent tous les vides. A l’étage au-dessous, je vois une belle fille qui mélange adroitement le café et à côté des fenêtres, des pots de fleurs fleurissants. Sous les rayons du soleils brillants.

Je sors précipitamment du café. Le ciel ensoleillé. Je marche vite dans la rue, tout le monde semble courir en suivant moi. Soudain, je m’arrête devant un petit restaurant chinois, tout coule lentement, plus lentement.

Une jolie petite fille avec une robe jaune rentre de l’école, s’absorbe dans les histoires, puis disparaît entre les amis. L’adresse de quelque femme désoriente un homme avec un grand paquet de fleurs et un petit cadeau sur la main. Le facteur glisse les imprimés dans les jardins et pose une enveloppe rose, décorée, certainement parfumée devant une porte entrouverte…

Je trouve un jardin au coin de la rue. Les arbres dont les feuilles tombent semblent très vieux et rabougris. Je m’arrête, je m’assieds sur un banc trop mouillé à cause de la pluie d’hier et partout, la boue, peut-être, celle des chaussures d’un homme grossier. Un, deux, puis trois et quatre feuilles rouges s’envolent, tournent et tombent par terre, près de mes bottes. La mort est belle…

Quelqu’un chante la chanson “Dansez avec nous!”. Une radio, je cherche et je trouve qu’elle vient d’une fenêtre non fermée d’une famille au dexième étage. Il y a une petite fête. Des cris des parents, même des enfants et des voisins, des aboiements des chiens…

Je poursuis la route inconnue. Le ciel est de plus en plus ensoleillé. Les rues est de plus en plus encombrées. Je trouve que la vie est toujours belle, de n’importe quelle vue, dans n’importe quel contexte. Une beauté qui n’est jamais touchée par aucun destin. Je dois tourner avec le soleil et dormir avec la lune comme la nature au lieu de faire semblant d’oublier tout pour grignoter la tritesse du temps perdu.

J’entre dans un supermarché et j’achète un parapluie rouge. La pluie survient. Le ciel en couleur de plomb. Les rues deviennent désertées. Moi et mon parapluie rouge, nous rentrons chez moi avec la joie.

La vie commence quand nous commençons à vivre…

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Mis à jour ( Mercredi, 17 Août 2011 14:40 )  

Ho Leslie a rejoint la communauté des auteurs de jesuisecrivain.com le Samedi, 06 Août 2011.